![]() |
||||||
![]() ![]() ![]() ![]() |
Bonnes pratiques
L'écologie industrielle, le cas de Kalundborg Lorsque l'on réfléchit à l'analogie de l'écologie industrielle, l'un des premiers concepts qui vient à l'esprit est celui de « chaînes alimentaires » ou « réseaux trophiques ». Ces mécanismes, par lesquels les déchets d'une espèce peuvent être utilisés comme ressources par une autre espèce, constituent une caractéristique majeure du fonctionnement des écosystèmes. Appliqué aux activités économiques, l'idée consiste à relier entre eux les différents agents économiques (en premier lieu les entreprises), de sorte que les ressources consommées (ou rejetées) par les uns soit également utilisées par d'autres Appliquée aux zones industrielles, cette approche se nomme « parcs éco-industriels ». On parle également de « réseaux éco-industriels », car ces échanges entre entreprises peuvent très bien se dérouler à l'échelle d'une région. Le parc éco-industriel de Kalundborg est un des permiers exemples historiques de « symbioses industrielles », c'est-à-dire de création de réseaux de valorisation de chaleurs ou de matières entre différents sites industriels d’une même zone d’activité.La Symbiose industrielle de Kalundborg comprend cinq partenaires historiques principaux : une raffinerie (Statoil), une centrale électrique (Asnaes), le site principal de Novo Nordisk (biotechnologie), une usine de panneaux en plâtre (Gyproc), et enfin la municipalité elle-même. Ce schéma offre un aperçu des synergies existant entre les principaux partenaires de la Symbiose industrielle de Kalundborg.
L'écologie industrielle, outil concret et dynamique du développement durable, trouve progressivement les voies de sa mise en oeuvre auprès des représentants des collectivités territoriales et des communautés économiques. Le Pôle français d'écologie industrielle (PFEI), lancé en février 2004, vise à fédérer et à mobiliser tous les acteurs de l'écologie industrielle afin de diffuser et d'expérimenter ce nouveau champ d'action sur le territoire français.
Le biomimétisme La Nature a évolué et a su s’adapter de manière pérenne depuis sa création. On peut donc se demander pourquoi depuis la révolution industrielle l’homme a cherché et continue toujours à innover par des procédés encore toxiques ou par la création de nouvelles substances chimiques ? Pourquoi ne pas s’attarder plutôt sur les systèmes et les « produits » existants naturellement dans notre environnement ? Pourquoi ne pas s’inspirer de celle-ci et la prendre en compte comme l’ont fait des entreprises américaines telles que Interface ou le cabinet d’architecture Mc Donough & Associates ? Le biomimétisme propose d’observer, de comprendre et de s’inspirer du plus grand inventeur qui existe et concepteur des systèmes et des outils les plus efficaces : La Nature. Le biomimétisme (du grec bios, qui signifie vie, et de mimesis, qui signifie imiter) est une approche scientifique qui étudie les meilleures idées et pratiques issues de la Nature et tente d’imiter ses structures et processus pour résoudre les problèmes de nos sociétés modernes. La Nature est ici considérée comme un immense terrain d’innovation. Dans son livre intitulé Biomimicry, Innovation inspires by Nature, la biologiste américaine Janine Benyus, raconte ses visites dans plusieurs centres de recherche, de diverses disciplines, où biologistes et ingénieurs travaillent ensemble à mettre au point des produits et des procédés qui utilisent la Nature comme modèle, système de référence et comme instrument de mesure. Il y a plusieurs façons d’innover grâce à cette dernière :
Au bout de décennies d'études persévérantes, les biologistes et les écologistes ont découvert des points communs à tous les écosystèmes. À partir de leurs travaux on peut commencer à deviner certaines lois naturelles fondamentales, certaines stratégies et certains principes:
Grâce à ces principes naturels, Janine Benyus affirme que « La Nature a tout simplement accomplit à peu près tout ce que nous cherchons à faire. » Elle ajoute également que « nous avons tort de croire que nous avons fait tout cela nous-mêmes quand, de toute évidence, ce n’est pas le cas. La Nature a très souvent choisi une autre façon de faire les choses. Et ce modèle est non seulement efficace, mais ne fait aussi aucun tort, et crée des conditions propices à la vie. ». C’est parce que ces règles régissent la Nature depuis des millénaires et ont fait leurs preuves, qu’un nombre croissant d’entreprises se penchent sur l’adoption de celles-ci. Quand la technologie s’inspire de la Nature cela donne des innovations remarquables. Les blousons antidérapants inspirés du gecko, les peintures imperméables reprenant les propriétés des feuilles de lotus, le Velcro inspiré de la structure du chardon ou encore les maillots de bain « peau de requin » de Speedo Pour en savoir plus: http://www.biomimicry.net/
Le commerce équitable Le commerce équitable selon FINE* : Le commerce équitable est un partenariat commercial, basé sur le dialogue, la transparence et le respect, qui vise plus d’équité dans le commerce international. Le commerce équitable contribue au développement durable en proposant de meilleures conditions commerciales aux producteurs marginalisés, spécialement dans le sud, et en sécurisant leurs droits. Les acteurs du commerce équitable, soutenus par les consommateurs, s’engagent à appuyer activement les producteurs, à sensibiliser le public et à se mobiliser pour des changements dans les règles et les pratiques du commerce international conventionnel.». FINE : réseau informel regroupant depuis 1998 les fédérations Fairtrade Labelling Organizations (FLO), International Federation for Alternative Trade (IFAT), Network of European Worldshops (NEWS !) et European Fair Trade Association (EFTA). Le développement économique des produits issus du commerce équitable (produits alimentaires, artisanaux, textiles, cosmétiques et services) suit une forte croissance et ce notamment depuis leur introduction en grandes et moyennes surfaces. L’évolution du chiffre d’affaires des produits majoritairement alimentaires garantis par l'ONG Max Havelaar illustre particulièrement cette tendance. Il était de 18 millions d'euros en 2001 alors qu'il dépasse les 120 millions en 2005 ! Exemple de prix "juste" Un producteur de bananes engagé dans la filière du commerce équitable est rémunéré en moyenne près de 3 fois plus que s’il vendait ses bananes sur le marché conventionnel. Pourtant, le consommateur en France ne paye qu’environ 10,5% de plus pour une banane équitable par rapport au prix d’une banane traditionnelle. |
|||||